Bonnie-Collura-sur-webSYNradio-2-9-septembre

2009 octobre 2

BONNIE COLLURA

SPILLOVER

Spillover is an audio track, consisting of four chapters, whose sounds were organized to fit into a 7-minute loop. The four chapters are titled after the first exercise in the four weeks of prayers in St. Ignatius of Loyola’s Spiritual Exercises.

Spillover is part of a larger piece including sculpture, video, and performance. A choreographed a dance accompanies this soundtrack as well as a dress that is very layered, sort of like a Victorian mourning dress. The top layers of the dress are black fabric, the underside layers are tan fabric, to match my skin tone. I will be dancing a 7 minute dance to the 7-minute looped Spillover audio repeatedly until my body can’t stand up anymore.

The result of this performance will be a highly edited video, showing the fabric switching from black to tan and showing that my body is slowly, failing. The video will have headphones nearby as an option for the viewer to hear the audio. Opposite this projected video, will be another projected video of me doing the same 7-minute dance to the same Spillover audio track, but inside the Prince sculpture (image provided). Because my body will be constricted by the sculpture’s weight and its material inflexibility, the movements will resemble something like a crude cartoon figure moving. The videos of each character, The Prince and myself, will face each other. This alignment with purposeful separation represents two things that were designed to be as together, but that inevitably will never sync up.

I titled the Soundtrack Spillover to refer to a term used to describe rapid ritual dancing (such as Sufi dancing). In Eugene d’Aquili and Andrew B. Newberg’s book, « The Mystical Mind; Probing the Biology of Religious Experience », its describes what happens to one’s arousal system when performing a rapid ritual:

 » …One can see a bottom up process with rapid external rhythms driving the arousal system. We hypothesize that the rapid external rhythmic drivers would eventually lead to a release of hippocampal inhibition on arousal centers in the brain. This would result in an increased arousal drive via the amygdala and cortex. This process continues until maximal arousal occurs, which, as mentioned before, leads to spillover and quiescent breakthrough. »

I organized the sounds to relate to how I formally weave abstraction within specificity when I am fusing forms into a single surface shell (such as in the sculpture, Mary, image provided).

The Chapters in Spillover are titled as follows:

Chapter 1:
Week One- Principle and Foundation
1:00-1:42

Chapter 2:
Week Two-The Call of the Temporal King
1:43-3:15

Chapter 3:
Week Three-First Contemplation
3:15-5:50

Chapter Four:
Week Four-Contemplation to Gain Love
5:51-7:00

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ECOUTER

Première écoute : jeudi 2 septembre à 12h, 15h, 19h, et 00h, jusqu’au 9 septembre mêmes horaires

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simone de beauvoir & jean paul sartre

2010 septembre 3
by Marta Orlando

sartre1

« les bouches inutiles »

installation, 21×29x12 cm, paper, wood, c-print. 2010.

Picture by Marta Orlando.

Dix Poèmes / Erik Lindner

2010 août 26
by Philippe Beck

Erik Lindner, Dix poèmes (trad. Kim Andringa)

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Bomen buigen weg van de kust

voor het huis schuift een steiger

.

de rechte gevel en rechte steiger

zijn bomen die naar je wuiven

.

het huis vanuit een rijdende tram

helt in de wind die van zee komt

.

je buigt je hoofd onder de steiger

kijkt naar buiten als je thuis bent.

.

.


Des arbres s’écartent de la côte

un échafaudage se glisse devant la maison

.

façade droite et échafaudage droit

sont des arbres qui te saluent

.

la maison depuis un tram en marche

se penche dans le vent du large

.

tu baisses la tête sous l’échafaudage

tu vois dehors une fois chez toi.

.

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Echos / Michaël La Chance

2010 août 24
by Philippe Beck

.

ÉCHOS

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…………1

quand rien n’a été dit
tout reste à dire
je commencerais à parler
si j’avais une voix
pour jeter mes châteaux de sable
dans la tempête
pour m’étonner de vivre
m’étonner de vivre

.

.

…………2

quand tout sera dit
nul besoin d’aller au désert
quelques limailles ici
sauront tout enrayer
je fabriquerais des mots
avec ce qui danse dans nos yeux
si j’avais une voix
avec ce qui reste de moi
j’y tiens par les dents
tiens par les dents

.

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ingeborg bachmann e paul celan

2010 août 20
by Marta Orlando

ingeborg

« Find the Words ».

Installation, block of concrete, b/w print, crossword.

Variable dimension, 2010.

Pieces and picture by Marta Orlando.

Boris-Achour-sur-webSYNradio-19-26-août

2010 août 15

BORIS ACHOUR

CHOIX UNIQUE
Alvin Lucier : I’m sitting in a room (1969)

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ECOUTER

Première écoute : jeudi 19 août à 12h, 19h, et 00h, jusqu’au 26 août mêmes horaires

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ELEMENTS

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La sculpture anthropomorphe / Dario Caterina

2010 août 2
by Dario Caterina

La sculpture anthropomorphe du bassin méditerranéen.

Au-delà de la réalité se trouve, pour celui qui cherche, la transréalité. Cette transcendance est le résultat d’une contraction entre le temps, la conscience et la gestalt [i].

2

Musée des stèles / Pontremoli / Lunigiana [ii]

« La fidélité au matériau : Chaque matériau a ses qualités propres. C’est seulement lorsque le sculpteur travaille de manière directe, quand il existe entre lui et son matériau une relation active, que ce matériau peut jouer son rôle dans la mise en forme d’une idée. »

Henry Moore.

La sculpture néolithique anthropomorphe de la Lunigiana, de la péninsule ibérique du sud de la France rassemble les premiers éléments constitutifs de notre passé artistique. Comment l’appel lumineux d’une époque ancienne peut-il resurgir comme élément interrogateur d’une époque nouvelle ? Le monde émergeant comme réceptacle d’une poésie séculaire, métaphore d’un éternel retour.

Comment rétablir  une vision juste dans un monde obsédé par l’image? Connexion, Déconnexion.

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Droit de Cités au 20e Salon de la Revue

2010 août 1
by Droit de Cités

Salon2010

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Toute l’équipe de Droit de Cités est heureuse de vous inviter au 20e Salon de la Revue, qui se tiendra du 15 au 17 octobre 2010 à l’Espace des Blancs-Manteaux.

Vous pourrez y rencontrer les membres de Droit de Cités, pour faire connaissance, boire un verre et discuter de projets à venir.

Un rendez-vous à inscrire dans vos agendas !

L’équipe de Droit de Cités

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Informations pratiques :

Le lieu :
Espace d’animation des Blancs-Manteaux,
48, rue Vieille-du-Temple, 75004 Paris.
Métro Rambuteau, Saint-Paul ou Hôtel de ville.

Les dates et horaires du salon :
vendredi 15 octobre (de 20h à 22h),
samedi 16 octobre (de 10h à 20h),
dimanche 17 octobre (de 10h00 et à 19h30)

informations complémentaires : entrevues.org

sibilla a dino

2010 juillet 30
by Marta Orlando

DSCF3764

Lettera di Sibilla Aleramo a Dino Campana.

Installation: lamp, typewriter, stones, variable dimension, 2010.

picture by Marta Orlando.

Séquences Mémorielles (essai) / Sandra Moussempès

2010 juillet 26
by Philippe Beck

-

-

Une histoire naturelle avec son muséum d’origine

Etablissement à but non luxuriant, orgueil de la Nation

objets tremblants remontés après mise en serre

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quelque chose se brouille, la présentatrice balbutie des excuses

un visage d’homme prend sa place on ne comprend plus

.

Comme les larves dans la texture du plafond

le seul à se dédoubler

Glissent et survivent en bandes armées

quand la conséquence du mobile se vide : une bonne action la remplace

-

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Toutes ces coutures, IV / Elena Andreyev

2010 juillet 25
by Philippe Beck

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Sans les vapeurs d’alcool

Maintenant expressive

Je vois mademoiselle

Bouder

Cerclée, maintenue

Décompose-t-elle l’humeur en tercets

Ne pas se distraire

De l’autre côté d’ici on envie ceux du rythme.

Minute après minute aux chevilles du sens et de vos mains

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- Bonté ?  Pourriez-vous m’écrire cette page complexe ?

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Poèmes / Tal Nitzán

2010 juillet 18
by Philippe Beck

Une après-midi et une petite fille

Tu t’éveilles les pommettes brûlantes,
le visage crispé par le mécontentement du réveil.
Un chagrin de trois ans :
Pressentiment des chagrins que t’attendent.
Qu’est-ce qui aurait pu te consoler?
Je continue à taper d’une main,
te caressant de l’autre.
Tu ne penses pas à moi -
Peut-être à un bonbon ou à un lion,
peut-être à un train.
Je ne pense pas à toi non plus -
mais à un janvier sombre, froid,
qui s’effondrerait entre moi et l’écran
si tu n’avais pas forcé ton chemin jusqu’ici .
Maintenant c’est l’impatience qui te saisit
et me saisit moi aussi:
Tu m’empêches d’écrire le poème sur toi.

.
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RÉVEIL

Le vil cri strident des colombes a déchiqueté mon sommeil
Le rêve-aquarium se brisa
Des poissons éblouissants tressaillirent dans les éclats
et moururent
Reculant devant un autre jour
Pas assez bouleversant pas assez tourmentant
Pas assez dur pas assez doux
terne, oppressant
Tel une plume de colombe.

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Vingt-huit poèmes évidents / Guy Bennett

2010 juillet 17
by Philippe Beck

Pour Jacques Roubaud et Ron Padgett

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Poème préliminaire

Ce poème est autonome
et auto-suffisant.
Il ne nécessite ni commentaire critique
ni explication quelconque
pour véhiculer son sens
qui est évident.

Ne dépassant pas une page,
il convient à la publication en revue
comme en anthologie.

Il peut se lire d’une seule traite,
et ne mettra pas à l’épreuve le lecteur ou l’auditeur
car il n’a besoin ni ne bénéficie
d’une réflexion post-lecture excessive.

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Poème court

Ce poème
est particulièrement concis.

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Poème obscur

Le vrai sens de ce poème
est difficile à déterminer.

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Intérieur par Satellite (extraits) / Marcos Siscar

2010 juillet 17
by Philippe Beck

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FICTION D’OUVERTURE

commencer du dedans. de l’intérieur d’où les choses commencent. là où elles finissent leur ellipse vertigineuse. l’intérieur c’est la fin du départ. c’est le début du retour. s’en aller comme celui qui revient. revenir comme celui qui part. la fiction voyage.

être près de sa propre chose n’est pas loin de l’égarement. regardez les mains froides de l’adolescent transpirant sans savoir tourner les pages d’un livre.

l’intérieur c’est le lieu de l’égarement. là où on ne reste pas. de quelle sorte est un lieu où on ne reste pas? quand on arrive à la limite. la limite est intérieure.

de l’intérieur on part. comme des petits villages you know you have to leave. on ne reste pas. à l’intérieur on arrive.de l’intérieur on part. là où on arrive à l’intérieur on ne reste pas. du sable de la chèvre des cris. mais on ne reste pas.

l’intérieur se trahit soi-même il a lieu. il n’a lieu que quand il se trahit. l’extérieur des choses c’est quand l’intérieur se trahit. et donc il n’y a pas d’extérieur pur de la poésie pure. ce qui ne se trahit pas.

il n’y a pas de silence qui soi-même ne se trahisse pas.

à l’intérieur les choses résonnent creuses. rien à voir. ici on n’entend que la chose creuse sonner. un bateau plein de rouille résonne rendu par le fleuve sous le mûrier.

la fiction origine. la fiction doit d’être cultivée mémoire sculptée mensonge tenu. avec piété. vieille histoire leurre tiède de la littérature.

la fiction intérieure est bien réelle. c’est la terre. c’est un sol où on peut tomber. avoir où tomber mort c’est une raison pour partir.

intérieur. si je dois partir il vaut mieux que ce soit pour ne pas te laisser. ici tout commence comme une forme ne pas se laisser tomber. celui qui n’est jamais tombé d’un arbre a-t-il besoin d’être assuré? celui qui s’est déjà jeté du haut d’un arbre connaît-il la douleur de la chute?

(silence) le silence dit

tu ne te plains pas ne demande pas n’accepte pas ne fais pas de pas en arrière. l’intérieur se clôt il se met à disposition. carrapicho ta rugueuse miséricorde.

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viollet a simone

2010 juillet 16
by Marta Orlando

simone

« Esistono celebri corrispondenze epistolari fra scrittori che testimoniano il senso autentico e profondo dei loro incontri, dei loro dialoghi, di cui la scrittura sarebbe il prolungamento. E questi scambi di lettere sembrano ricevere interamente i toni di luce da un ascolto raccolto e silenzioso che è la promessa, la fonte segreta e l’essenza di ogni forma del corrispondere. »

Nella verità del proprio essere, Adriano Marchietti.

Questo workshop è sostanzialmente una proposta concettuale-visiva di rilettura di celebri carteggi di personaggi dell’arte, della letteratura e della poesia italiani ed europei, opere di carattere intimista, che svelano e rivelano i rapporti personali che intercorrono tra di loro.

I lavori, che siano fotografie, piccole installazioni, disegni, annotazioni tentano di rappresentare in forma concettuale quelli che sono i pensieri ed i sentimenti più terreni dei suddetti personaggi. si propongono gli scambi epistolari tra Viollet Leduc e Simone de Beauvoir, tra la Beauvoir e Sartre, tra Antonin Artaud e Genica Athanasiou, tra Dino Campana e Sibilla Aleramo, Marcel Proust e Andrè Gide,  Martin Heidegger e Hannah Arendt, e altri ancora, al fine di tracciare una mappa visiva di quelle che sono le pulsioni intime di tali intellettuali.

Text and installation by Marta Orlando.

T256 / électricité [ ] nucléaire

2010 juillet 15
by laurentchambert

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électricité [

"Guernica" (détail), Pablo Picasso, 1937

] nucléaire

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# Laurent Chambert

désert [..] carte

Communiqué DROIT DE CITES – Revue de création en ligne

2010 juillet 14
by Droit de Cités

Fondé en octobre 2009, par Yves Charles Zarka

Télécharger le communiqué de presse (PDF)

Télécharger la présentation détaillée de la revue (PDF)

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Droit de Cités vise à soutenir la progression de projets artistiques, scientifiques et journalistiques.

Dans cette perspective, la revue se définit comme relais, médiatisant des pratiques : elle leur fournit une plate-forme éditoriale souple et adaptée à leur démarche.

Droit de Cités fonctionne aussi comme support complémentaire, dans la mesure où certaines de ses activités se poursuivent hors ligne, par exemple par des expositions, des rendez-vous, des séminaires.

La revue se construit sur la base de contributions. En ce sens, elle ne se définit pas par un thème, mais par sa structure évolutive, autant par la composition de ses participants que par son contenu.

Droit de Cités s’adresse au citoyen, lui proposant des contenus caractérisés par une haute valeur esthétique, scientifique et cognitive.

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Chateaubriand et moi sylphide réalisée, livraison V

2010 juillet 7
by Andreyev

Ajouter aux aéroplanes, p 214

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Encore aéroplanes, p217

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T256 / désert [ ] carte

2010 juin 15
by laurentchambert

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désert [

"Melencolia", Albrecht Dürer , 1514

] carte

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60 secondes

# Laurent Chambert

barrage [..] transit

Chronique saturnienne 9 / la coupe du monde de football, l’appel du 17 (!) juin

2010 juin 14
by Aymeric Monville

Football : pour un vrai professionnalisme !

Sarkozy a déclaré avec cynisme que le football pouvait être un remède à la crise. Déclaration qui concorde avec sa volonté d’instaurer le modèle allemand à l’école (étude le matin, sport l’après-midi) alors qu’outre-Rhin l’on prend conscience de la faillite du procédé. Le sport avait été inventé pour que les hommes ne se fissent plus la guerre. Aujourd’hui, il sert à ce qu’ils ne mènent pas la lutte des classes. Il est le panem et circenses caractéristique des pays du Tiers-monde ou comme le nôtre en voie de tiers-mondisation.

Il est bien sûr évident que ce n’est pas l’essence du football qui est en cause mais la manière dont il se présente dans les rapports sociaux. Le monde du football professionnel est devenu un symbole parfait de l’aliénation propre au mode de production actuel : des milliardaires blasés  adulés par des masses hagardes. On touche aux limites de l’absurde : à l’instar de ces travailleurs qui s’abîment les yeux avec des produits chimiques pour que les jeans puissent avoir le côté usé à la mode.

Il n’y a pas à transiger contre cette manière de dégrader le sport : il faut décréter le boycott complet. Soit dit en passant, il était d’ailleurs fort regrettable que les pays socialistes se soient livrés à la mascarade des jeux olympiques.

Néanmoins, au lieu de remettre en cause l’environnement socio-économique du football, de bonnes âmes prétendent avoir la solution miracle : il suffirait de revenir à l’amateurisme, comme c’était le cas du rugby il y a peu. Comme toujours la solution aux problèmes ne peut être trouvée que dans le passé. Mais que je sache, ce ne seront pas les amateurs qui vont faire progresser la physique. Pourquoi interdirait-on au football d’accéder à l’excellence et au dépassement de soi ? Le professionnalisme n’est pas en question ; c’est la manière dont il s’organise qui pose problème. C’est précisément en payant raisonnablement les joueurs qu’on les fera retourner à plus de professionnalisme et en arrêtant le battage médiatique que l’on pourra retrouver des équipes dignes de ce nom.

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la tentazione di abitare

2010 juin 11
by Marta Orlando

droit2

 

Concludo questo workshop senza un ulteriore testo, senza una didascalia, senza voler aggiungere niente, se non una citazione di Kobo Abe del 1967:

« la città: un infinito limitato, un labirinto dove non ci si perde mai. »

 

Picture by Marta Orlando.

Dix poèmes de Yadollah Royaï

2010 juin 10
by Philippe Beck

.inédits retirés du recueil Versées labiales

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…………..I

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À regarder une herbe

Dans la cause de l’herbe on s’arrête

Où se regarde la distance courue

La tête tourne

Et l’herbe s’opacifie

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Poème du commencement de la pensée / Yadollah Royaï

2010 juin 10
by Philippe Beck

Poème du commencement de la pensée

visage abscons de mes natures égaré dans les rapports multiples avec mon univers quand dans la nature tout autour je suis en éveil ce qui change m’éveille et ce qui change est la scène des rapports qui égarent ma lucidité sur la vie tout autour et chaque regard poursuit un visage immobile qui lui doit sa naissance et mon univers dans mes contemplations découvre une autre présence il se remplit de contemplation traversée de vision de visages qui relient ma passion mon espoir et ma peur ma décision et ma poésie Ma conscience se conjugue et mon intention se dresse et se consume en référence invitation compréhension ainsi je me répands dans la diversité tout autour et ses hasards épargnés par la diversité tout autour familier du monde immédiat tout autour de cette nature ordonnée intacte Moi je pense et au commencement de la pensée ordre intact tout autour quand je pense à moi je pense j’entre dans le champs de la pensée d’un autre qui pense et au commencement de sa pensée commence la fin de ma propre pensée et de la fin de ma pensée s’élèvent les mondes objets de mon intention désirée Qui se pense ? Quel passage obligé de l’esprit ai-je emprunté à me rendre fou dans l’intuition du volume et détruit par la pensée d’un moi plus transcendant Quelle architecture utiliser pour que la forme trouve place Le mouvement de mon esprit arrête-t-il les volumes Je suis la soudaine victime de la lumière lumière intense soudaine je suis la proie de la sombre bénédiction du Sinaï alors par où par quels ponts passent mes principes Où est l’ancrage de ma parole quand l’intuition du volume rend mes yeux malades quand la structure des volumes se diversifie se répète se multiplie je rassemble la pluralité des volumes je les réunis les ordonne j’édifie leur unité je suis la proie du Sinaï je dois être créateur de volumes et pour que le Sinaï soit ma proie je suis un créateur aveugle de volumes tant que dans l’axe tremblant de l’orbite qui m’emporte je puisse mettre en ordre cette poussée féconde en face de moi Ainsi quand je suis architecte de volume les objets oubliés absents dans le tremblé d’un ordre qui est sans tremblement l’ordre du tremblement

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Traduit du persan par

Christophe Balaÿ et Claude Esteban

(atelier Royaumont)

Chateaubriand et moi Sylphide Réalisée, livraison IV

2010 juin 9
by Andreyev

prendre langue, p 112

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Il était  fort T.S.V.P. , p 378

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La Bougie Ouverte (extraits) / Thierry Clermont

2010 juin 8
by Philippe Beck

LA BOUGIE OUVERTE (extraits)

à Rachel Guilloux

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C’est 1759 &

Sophie attend Denis.

Sur la sanguine :

deux près de l’escarpolette.

Autour : des arbres un puits un ciel en morceaux

aux fresques bleues qui blessent

près de l’eau là tout près.

On revient aux teintes râpées de Cimabue.

L’herbe est courte elle chante au vent.

On l’entend. Voici les baisers par

l’aise et l’envie.

Cuicuis d’oiseaux dans le loin-loin.

Un air : L’objet qui règne dans mon âme

Vient animer ce beau séjour.

Sophie et Denis : lequel des deux avalera l’autre ?

Vous savez, ces vordes me charment.

On y passe doucement les heures.

Et nous sommes nos rivages. Vous qui le savez.

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Chronique saturnienne 8 / L’exposition Aragon et l’art moderne, les Mémoires de guerre au bac

2010 juin 7

Le poète et les peintres

L’exposition « Aragon et l’art moderne » au Musée de la poste commémore cette tradition qui fait se rejoindre peintres et poètes : de Baudelaire à Aragon en passant par Apollinaire.

Les quotidiens se sont étonnés des contradictions dans le choix du poète sur le grand écart entre Matisse et Fougeron, entre Picasso et Lorjou, c’est-à-dire entre les recherches les plus avancées en matière de peinture et un art beaucoup plus figuratif conforme aux critères du « réalisme socialiste ». De là à conclure que L’auteur d’Henri Matisse, roman n’avait pas de principes en art, il n’y a qu’un pas. Le Figaro pérore « Un bon écrivain ne fait pas forcément un bon critique d’art » ; Le Monde parle quant à lui de « schizophrénie ».

Pourtant, Aragon n’a jamais caché ses contradictions. Mais il en a fait un principe dynamique, de recherche. Recherche, d’ailleurs collective, qui va culminer au congrès d’Argenteuil, où l’on considère précisément que les recherches formelles en art ne sont pas du formalisme.

C’est pourquoi Aragon est l’inventeur d’un réalisme socialiste qui ne ressemblait qu’à lui. C’est d’ailleurs le seul qui vaille : un réalisme qui ne fétichise pas le réel. Mais est-ce que Gorki avait abandonné ce « caractère actif de la connaissance » cher à Marx ?

Et si le mérite d’Aragon consistait à ne s’être pas perdu dans le dilemme néokantien du formalisme vide et de l’empirisme aveugle ?

« Le grave est, justement, qu’habitué de toute ma vie à regarder un dessin de Picasso, par exemple, en fonction de l’œuvre de Picasso, j’aie perdu de vue le lec­teur, qui regarderait cela sans se préoccuper du trait, de la technique. C’est là mon erreur. Je l’ai payée très chèrement. Je l’ai reconnue. Je la reconnais encore. »

« Le poète fonde ce qui demeure. »

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